L’abricot bergeron, velours orangé

Malgré la concurrence de variétés plus sucrées, cet abricot à la belle robe orangée reste la star des étals en juillet, plébiscité pour sa chair délicieusement parfumée.
Article rédigé par
Stéphanie Bouvet

C’est quoi ?

Si l’abricot est connu en Chine depuis des millénaires et introduit en Europe dès l’Antiquité par Alexandre le Grand, il n’est consommé en France qu’à partir du xve siècle. La variété bergeron est beaucoup plus récente. Elle doit son nom à l’horticulteur Pierre Bergeron, qui l’a obtenue en 1926 à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or dans le Rhône. Son parfum et sa complexité aromatique font de ce fruit acidulé et modérément sucré le must pour les amateurs d’abricots.

La saison

Le mois phare pour la cueillette du bergeron est juillet. Cela le place après les variétés précoces comme le sefora ou l’orangered, disponibles dès le 15 juin, et avant celles qui terminent la saison, comme le milord et le swired, que l’on ramasse jusqu’à la mi-août.

On le trouve où ?

Le bassin de production est assez restreint. Il s’étend de la Drôme des Collines à l’Ardèche du Nord, régions qui bénéficient d’une amplitude thermique importante entre le jour et la nuit, propice au bergeron.

Comment le choisir ?

À maturité, le bergeron dégage un délicieux parfum. Il présente une robe orange clair, colorée de rouge sur une face ou moins. S’il est un peu vert, trop ferme ou sans odeur, passez votre chemin !

On le conserve comment ?

Cette variété se conserve relativement bien, sauf si le produit était déjà trop mûr ou abîmé au moment de l’achat. On peut le garder une semaine environ à température ambiante, un peu plus longtemps au frigo.

Le petit plus de RESTO

Ne jetez pas les noyaux ! Ils donneront un petit goût d’amande à votre compote ou à votre confiture d’abricot. L’opération la plus délicate est de les casser au marteau, sans écraser les amandes qu’ils contiennent. Incorporez-en quelques-unes à votre préparation lors de la cuisson. Lorsque la confiture ou la compote est cuite, ôtez-les avant la mise en pot. Les noyaux peuvent également être utilisés pour faire cuire une pâte à blanc. Il suffit de les répartir sur toute la surface de votre fond de tarte avant d’enfourner.

Retrouvez la recette des Abricots poêlés au romarin.

Romain Gobert, producteur d’abricots à Chantemerle-les-Blés dans la Drôme
Votre métier ? Sur notre exploitation familiale, nous cultivons 17 hectares en abricotiers, dont 7 hectares en bergeron. La taille a lieu de septembre à janvier. Après la floraison, en avril, on attaque l’éclaircissage, qui consiste à enlever le trop-plein de fruits sur l’arbre. C’est la condition pour un abricot de qualité et de belle grosseur. En juillet a lieu la récolte. Les fruits sont triés et calibrés, puis expédiés. Votre astuce ? Mon fruit préféré est celui que je mange sur l’arbre. En cuisine, rien de mieux qu’une bonne tarte ou de la confiture. Chez Gobert, on en fait aussi du rhum, d’après notre propre recette. Votre devise ? Le meilleur fruit est celui récolté à maturité. Il faut donc arriver à trouver le bon moment pour obtenir un abricot à la fois capable de tenir, mais avec un maximum de qualités gustatives.
Crédit photo :
Shutterstock, DR
Article paru dans le n°
11
du magazine.
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