La cerise Burlat

Sa belle robe éclatante est une invitation à la gourmandise. Qu’on ne s’en prive pas, la plus précoce des cerises est aussi l’une des variétés les plus fugaces.
Article rédigé par
Stéphanie Bouvet

C'est quoi ?

Cette variété de bigarreau doit son nom à un certain Léonard Burlat. En 1915, ce cultivateur-arboriculteur du Rhône l’a créée par greffe entre un cerisier lyonnais et un merisier de sa propriété. Plus d’un siècle plus tard, elle représente la moitié de la production française. Ce fruit de gros calibre, à la robe rouge brillante, possède une chair savoureuse, juteuse et sucrée, fondante en bouche. Elle doit son succès à ses excellentes qualités gustatives.

La saison

Précédant la cerise Summit de 15 jours à trois semaines, la Burlat ouvre la saison des cerises. On la trouve sur les étals des marchés de mi-mai à mi-juin. L’idéal, quand on le peut, est d’aller la chercher directement chez le producteur, pour avoir des fruits à pleine maturité.

On la trouve où ?

La Burlat se cultive dans les régions ensoleillées, à l’abri du vent. La Provence est la première productrice, devant le Rhône-Alpes. Viennent ensuite le Languedoc-Roussillon, le Midi-Pyrénées et le Val de Loire.

Comment la choisir ?

Mieux vaut l’acheter mûre, bien rouge, car elle ne poursuit pas sa maturation une fois cueillie. Le pédoncule doit être vert. S’il est marron ou desséché, c’est signe d’un manque de fraîcheur.

On la conserve comment ?

Rapidement périssable, elle se stocke de préférence dans un endroit frais, comme une cave ou dans le bac à légumes du réfrigérateur. Ce fruit fragile ne se garde pas plus de trois ou quatre jours.

Retrouvez la recette des carrés aux cerises et aux amandes.

Christelle et José Saqué, producteurs de cerises à Céret, dans les Pyrénées-Orientales
Votre métier ? Frère et sœur, nous travaillons ensemble sur l’exploitation familiale, le Domaine Saqué aux 22 hectares de vignes et 7 hectares de cerisiers. Nous sommes la cinquième génération à cultiver la cerise, Céret étant un terroir propice, à l’abri du vent. Nous faisons pousser une quinzaine de variétés différentes. Nous intervenons toute l’année sur les vergers, depuis la taille d’hiver en novembre jusqu’à la cueillette, qui commence pour les Burlat vers la première semaine de mai. Cela demande du personnel car les fruits sont prélevés à la main. Votre astuce ? Le must, c’est la cerise mûrie sur l’arbre, que l’on cueille lorsqu’elle est presque noire. Elle est alors gorgée de sucre. Gustativement, il n’y a pas mieux. Votre devise ? Pour être agriculteur, il faut aimer son métier malgré toutes ses difficultés. Ce qui motive, c’est de voir qu’il y a de la demande. Ça donne envie d’y répondre.
Crédit photo :
Shutterstock, DR
Article paru dans le n°
10
du magazine.
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