
On ne sait pas si Julien Lacaille, jeune chef propriétaire, a pensé à ces quelques vers de Verlaine en ouvrant sa première affaire, mais il a tout misé sur l’essentiel, la composition colorée et goûteuse de ses plats. Formé chez Le Squer et Dominique Bouchet, il s’est affranchi des codes de la haute cuisine pour proposer une table de proximité sincère, à l’instar de celle de son mentor de Ripaille (bien connu des Batignollais). Pour autant, ses propositions sont plus originales que bistrotières – voire détonantes, très bien dressées et très colorées, donc. J’en veux pour preuve ce tartare de canard, cassis-cranberry et huile de sésame, ou ce très joli dessert : sablé breton, petit pois, fraise, ganache montée verveine et sorbet fraise-basilic. À découvrir.


