
Elle est le fruit du châtaignier commun, qui pousse depuis toujours à l’état sauvage dans les forêts d’Europe du Sud. Durant des siècles et jusqu’aux années 1950, cet arbre nourricier, surnommé « l’arbre à pain », a fourni la base de l’alimentation dans certaines régions rurales aux sols peu propices à la culture des céréales, comme l’Ardèche et les Cévennes. Aujourd’hui, la châtaigne est protégée par une AOP dans ces deux régions historiques.
En France, la récolte de la châtaigne fraîche se fait à l’automne, entre le 15 septembre et le 15 novembre selon les variétés et les régions. Lorsque les bogues s’ouvrent et tombent au sol, le bon moment est arrivé ! Elles sont ensuite triées par flottaison puis calibrées.
Même si son enveloppe est trompeuse, ce n’est pas un fruit sec. Fragile, elle craint la chaleur et l’humidité et doit être consommée rapidement. Si on n’a pas le temps de la préparer, on peut la congeler. Mieux vaut la fendre avant, voire ôter la première peau.
L’Ardèche fournit 50 % de la production nationale. Le reste vient surtout des Cévennes et de Corse.
La châtaigne s’achète fraîche mais aussi en bocal ou surgelée. Des options malignes qui évitent la corvée d’épluchage
Les châtaignes doivent être brillantes, pleines et sans trous. Méfiez-vous des gros calibres. Ce sont souvent des fruits hybrides, moins goûteux que les variétés de taille plus modeste.


