GAEC La Belle Verte

Le bonheur est dans les plantes
Article rédigé par
Lorène Herrero

L’histoire

En Haute-Savoie, Marion et Cédrick Lefebvre cultivent un peu moins d’un hectare de plantes aromatiques en agriculture biologique. L’aventure débute en 2005 avec la reprise de l’exploitation de la famille de Marion. Son père produisait des petits fruits et élevait des chevaux. Pour Cédrick, ancien animateur socioculturel, c’est une reconversion. Ensemble, ils se spécialisent dans les plantes aromatiques et médicinales et en cultivent aujourd’hui une quarantaine, destinées exclusivement aux tisanes et aux aromates secs, distribués principalement à quelques chefs et dans les réseaux de magasins bio régionaux.

L’ail des ours est la première cueillette de l’année. La quarantaine d’autres plantes cultivées est ensuite récoltée au fil des mois, majoritairement sur leur parcelle. © DR

Le savoir-faire

Le couple a suivi une année de formation agricole pour maîtriser les aspects techniques du métier : reconnaissance des espèces, conduite des cultures… « La bio, c’est une évidence pour les plantes. On ne sait pas faire autrement. Bien entendu, il y a des contraintes : comme pour tout produit, les plantes peuvent attraper des maladies, être victimes d’insectes… La plus grande problématique est la gestion de l’eau avec des étés de plus en plus chauds », confie Cédrick.

Les récoltes s’échelonnent d’avril à octobre, de l’ail des ours aux feuilles de vigne rouge. Après la cueillette, les plantes sont séchées pendant quarante-huit heures dans un séchoir électrique à basse température (33 °C) afin de préserver leurs qualités aromatiques et médicinales.

Le couple cueille principalement les feuilles d’ail des ours, qui tapissent les sous-bois au printemps. © DR

Le produit iconique

Best-seller de la maison, l’ail des ours est récolté à l’état sauvage. « Dans les sous-bois, il tapisse le sol. On l’identifie à ses feuilles proches de celles du muguet, sans les nervures. Impossible à cultiver sans recréer un environnement forestier, il est très recherché pour remplacer l’ail, souvent jugé moins digeste », explique le producteur. Le couple travaille principalement les feuilles. Les fleurs peuvent être utilisées fraîches pour apporter une touche décorative.

Découvrir la maison

Entre Annemasse et La Roche-sur-Foron, le GAEC a ouvert une petite boutique à Scientrier. Les visiteurs y retrouvent l’ensemble de la gamme en circuit court et peuvent échanger avec les producteurs sur leurs pratiques. Pour ceux qui sont plus loin, une boutique en ligne permet de retrouver les mêmes plantes séchées, conditionnées sur place.

Inattendu

Pour prolonger le plaisir au-delà de la saison, l’ail des ours séché est proposé toute l’année. Le duo en a fait un mélange très visuel associant feuilles et fleurs : une composition colorée et parfumée qui transforme instantanément une salade.

Crédit photo :
DR
Article paru dans le n°
14
du magazine.
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